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Interview Théo Haggaï

Publié le

  1. Qui es-tu ? Je m'appelle Théo Haggai, j'ai 27 ans.

 

  1. Quelle(s) technique(s) utilises-tu pour tes créations ? J'utilise ce que j'ai sous la main. Dans la rue, au sol, j'utilise principalement la craie. Sur des murs j'utilise des marqueurs vides que je remplis d'encre, je peux aussi utiliser un peu de spray pour faire des fonds ou des ombres, j'en suis au balbutiement de cet emploi. Quand je fais des toiles, je peins avec de l'acrylique principalement.

 

  1. D’où tires-tu ton inspiration ? J'admire Haring, Basquiat, Miro, Picasso...! Mais c'est l'actualité mondiale qui m'inspire le plus. Le monde, les pays, les peuples, l'histoire. J'ai toujours été passionné par les drapeaux, la géographie... Les premiers dessins que j'ai pu faire à l'école c'était des cartes de continent, l'Amérique du sud ou l'Afrique. Le monde m'inspire, peu importe que ce soit positif ou négatif comme actualité, cela influence mon travail. Principalement dans le thème abordé, pas forcément le rendu ou les traits choisis.

 

  1. Quelle musique aimes-tu écouter quand tu crées ? Le matin j'ai tendance à écouter de la musique classique mais j'enchaine vite sur du rap ou de la techno.

 

  1. Quel est l'artiste ou l'œuvre que tu admires le plus ? J'ai arrêté de regarder ce que font les " grands " artistes du 20ème siècle par exemple, j'ai peur d'être trop influencé ou de copier au final... On me parle beaucoup de Keith Haring, je prends ça comme un compliment mais à l'avenir j'aimerais vraiment m'en détacher. Je me souviens que j'ai vu une toile, très grande, de Basquiat à Marseille au musée d'art contemporain et j'ai eu le sentiment que cet homme pouvait faire ce qu'il voulait, avec ce qu'il voulait pour parler de ce qu'il voulait. J'ai adoré et j'ai regardé la toile pendant un certain temps, quand je suis sorti du musée, j'ai réalisé que je voulais être aussi libre que lui pour créer. Il y a encore beaucoup.... beaucoup... beaucoup... de chemin à parcourir.

Jean-Michel Basquiat,
‘Untitled’ (1982)

 Jean-Michel Basquiat

 

  1. Une qualité, une faiblesse ? En qualité je dirais que je suis déterminé, je ne lâcherai jamais. Pour la faiblesse, j'évoquerais mon impatience.

 

  1. A quel moment de ta vie, as-tu eu le déclic pour faire ce que tu fais aujourd’hui ? (Raconte-nous ton histoire) Mes parents sont comédiens, au théâtre, j'ai baigné dans ce milieu, à Marseille ou à Aix en Provence principalement. Je me suis imaginé en faire aussi et puis j'ai commencé à faire de la photo, puis j'ai eu le bac, j'ai fait une mise à niveau en arts appliqués, c'était une manière de toucher un peu à toutes les disciplines artistiques, surtout visuelles. J'ai adoré peindre pendant cette année, j'ai réalisé que je serai bien plus libre tout seul face à une toile, qu’avec plusieurs personnes autour de moi pour faire une photo. Alors j'ai plus lâché la peinture, je ramassais plein de trucs dans la rue, des panneaux, des portes etc...! C'était l'année où je découvrais Basquiat. Ensuite j'ai fait un BTS en communication visuelle avec quelques profs assez extras. Mes résultats étaient catastrophiques mais j'ai pris conscience pendant ces deux années que c'était ce que je voulais faire, peindre et dessiner. Pas forcément pour faire de la pub, mais au moins pour m'exprimer. C'était chose faite, j'oubliais de faire mes "devoirs" et je passais mes journées à dessiner mes premiers "bonhommes". Il y a 5 ans je suis venu vivre à Lyon, j'ai commencé à dessiner dans la rue, j'ai arrêté de dessiner un seul bonhomme par dessin et j'ai multiplié les mains... J'ai voulu représenter l'humain à travers ses mains et raconter le monde. J'utilise des silhouettes humaines qui sont des rêveurs, pleins d'espoir ou complètement désabusés par le monde dans lequel ils vivent...! J'essaye de prôner la paix, sûrement de manière un peu trop utopique mais c'est la seule manière que j'ai trouvée pour m'exprimer en me sentant libre.

 

  1. Quel métier voulais-tu faire quand tu étais petit ? Petit je voulais être commentateur sportif, de foot ou d'athlétisme. Avec ma mère on habitait au-dessus d'un stade, j'avais une vue parfaite sur le terrain, je commentais tous les matchs à voix haute. Encore plus petit, je voulais être décorateur d'assiette, ça n'existe pas mais dans mes rêves j'étais censé dresser les plats que le chef m'envoyait.

 

  1. Pourquoi avoir choisi de faire une collab avec Modern Art Family ? J'aime beaucoup le concept, l'idée que l'œuvre soit accessible au plus grand nombre. Qu'on puisse se l'approprier et la mettre où l'on veut chez soi et qu'à travers ces différentes collaborations on fasse tomber un préjugé comme quoi l'art c'est soit un truc inaccessible, soit qu’on n’y comprend rien. Venez, découvrez, vous comprendrez tout et vous pourrez vous approprier le message et les valeurs que l'on défend, tous ensemble.

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Solidarité by Théo Haggaï

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